Kukaï N°01 - Groupe 1

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Kukaï N°01 - Groupe 1

Message  Kanrisha le Jeu 23 Déc 2010 - 11:25



Voix 1-2-0
32

matin glacial -
au travers des branches nues
la demi lune


Bikko
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1-0-0

J'ai choisi cet haïku, d'une part, parce qu'il respecte les règles ( pas de verbe, ni d'adverbe ) et surtout parce que " la demi-lune " explose à la fin. C'est un tercet très visuel et très instantané, en peu de mots.
Opaline

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-1-0

Dans ce haïku, très graphique, c'est vraiment l'image, fortement contrastée, qui m'a marquée. J'ai distinctement et immédiatement pu me représenter le ciel clair, presque blanc, les branches noires des arbres, et la lune derrière. Il me fait penser à l'illustration par Zaü de la couverture du recueil de Ryokan "Sous la lune poussent les haïkus", aux éditions Rue Du Monde...
Et puis, il y a le vide : le matin glacial sans aucun nuage pour tempérer la morsure du froid, les arbres sans feuillage, la lune qui ne nous encombre pas de sa luminosité ni de ses reflets... Vide qui se retrouve dans la construction dépouillée des vers.
Rahmatou Sangotte

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-1-0

En L1:le moment et la saison sont campés de façon concise, 
L'atmosphère générale est très poétique,c'est une belle photographie, 
Le 4/7/4 reste dans la règle du haïku.
Christine DFCh

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Le mot de l'auteur :
En ouvrant les volets la lune derrière les branches nues du cerisier.
Bikko


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Voix 1-1-2
30

Brise du matin
Caressant les verts feuillages
Une libellule

Opaline Allandet

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1-0-0

Ces 3 haïkus sont mes préférés pour la force de vérité qu'ils sont en train de propager. C'est comme si on regarde une photographie d'un expert photographe. Ils ont su saisir avec passion des instants pour les mémoriser tout en les rendant merveilleux.
Jean Frantz Philippe

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-1-0

deuxieme place : le poeme numero 30
Ion Codrescu

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-/-1

Avec 1 point: puisqu'il faut départager ! mais je l'aime beaucoup aussi,
 La douceur traverse tout ce haïku:
En L1:par ce vent léger lui-même
En L2:par son êffet sur le feuillage
En L3:la libellule,fragile et légère pourrait personnifier cette brise,
Le 5/7/5 est respecté.
 Christine DFCh

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-/-1
En trois :  N°30
François Nkankeu

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Le mot de l'auteur :
Il s'agit d'un haïku d'été. La brise se fait douce et légère comme une libellule, renforçant l'impression de légèreté.
Opaline Allandet


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Voix 1-1-1
12

Institut Curie --
en blouse blanche sous la neige
elle fume sa clope

Lilian Thinot

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1-0-0
Mon premier choix, le no 12
J'aime particulièrement les contrastes, et dans ce haïku il existe un contraste très fort entre l'Institut Curie et la femme qui fume dehors. Le besoin est plus fort que la rationalité, c'est une blouse blanche, une femme éduquée, qui sait donc très bien que fumer est un danger pour sa santé. Elle n'en a cure, elle fume sa clope. J'adore. C'est une description de l'âme humain dans toute sa contradiction et sa réalité.
Linerouge

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-1-0
Un poème blanc. Le blanc prend toute la place. Le blanc de la maladie, de la mort, du deuil. Une femme seule fumant sa cigarette pendant sa pause à l'hôpital. On entend du silence, comme des échos. A quoi pense-t-elle ? Qu'a-t-elle vue ? On l'imagine fumant les yeux dans le vide, s'accrochant au peu de chaleur que lui donne sa cigarette dans l'air froid de l'hiver. C'est une scène très triste qui m'a beaucoup ému. Elle fait penser aux tableaux de Hopper qui figurent souvent des personnages surpris par le peintre dans ces moments où, seuls et immobiles, ils sont plongés dans leurs pensées.
Vincent Hoarau

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-/-1
C’est très visuel : le froid, la neige, les souffles d’air chaud de l’expiration,  la fumée grise de la cigarette et tout ce blanc...  Et puis... c’est quand même fou ces infirmières qui profitent de leur pause pour fumer...
 Isa.hemery

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Le mot de l'auteur :
Celui-ci illustre la force de l'addiction à la cigarette
Lilian Thinot



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Voix 1-1-0
41

Brouillard sur le gué
Hokusaï le franchit
-- j'emprunte son ombre

Choupie Moysan

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1-0-0
en L1: En deux mots,sont posés et l'atmosphère et la situation dans     
          l'espace,
 en L2: Un clin d'oeil à Hosukaï,qui pourrait être peut-être n'importe quel
          personnage passant le gué,
 en L3: L'image de l'ombre "épousant" la trace du personnage précédent est très poétique.Je "vois "la scène.C'est très beau, peut-être plus qu'un haïku!un senryu?
D'autre part,le haïku" est "bouclé".En effet l'ombre fait référence au "brouillard"qui sont en symbiose de part et d'autre du gué.
 Ici,le 5/7/5 est respecté.
Christine DFCh

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-1-0
Mon 2° -  N° 41  saison et atmosphère, rythme, on entre bien dans ce haïku à la suite des protagonistes du passé et du présent
Martine Brugière

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Merci à l'auteur de bien vouloir faire son commentaire !
Admin



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Voix 1-0-2
47

solstice d'hiver -
le verre d'eau sur la table
est à moitié plein


Vincent Hoarau

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1-0-0
Je trouve la césure très intéressante dans ce haïku : un rapport indécidable entre le moment du jour le plus court de l'année avec un verre à moitié plein, ou alors le passage d'une année à une autre et le verre à moitié plein. Il est question de partage de chaque côté de la césure, entre du temps, la rotation de la Terre et un simple objet domestique, un verre d'eau, mais si courant dans notre vie.
D'autre part, la forme 575 est agréable et le mot de saison pas si courant, bien que direct.
Jean Antonini

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-/-1
Troisieme place : le poeme numero 47
Ion Codrescu

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-/-1
Mon troisième choix : haïku numéro 47
Là, j'ai beaucoup aimé l'association du solstice d'hiver, évocation (presque) poétique, et du pragmatisme du verre d'eau sur la table. Le contraste entre l'infiniment grand du cycle des saisons, et l'infiniment banal du verre d'eau. Entre l'hiver, saison où l'on apprécie au mieux le vide sous toutes ses formes (sonore, visuelle, ...) et le choix de l'adjectif "plein" pour le verre (là où "vide" aurait aussi convenu).
Ensuite, il y a le jeu des sonorités : dans le texte lui-même, avec l'hiVER et le VERre, mais aussi dans la scène, avec le verre qui tinte différemment selon son degré de remplissage.
Peut-être ce haïku aurait-il pu se passer du verbe...
Rahmatou Sangotte

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Le mot de l'auteur :
Le solstice d'hiver coïncidait cette année - chose rarissime - avec une éclipse de lune, ce qui rajoutait à ce jour particulier. Quand, au coeur de l'hiver, on prend conscience que la durée des jours va enfin commencer à se rallonger tandis que les nuits vont raccourcir. Un léger changement s'opère qui met du soleil au coeur. D'à moitié vide, le verre peut alors apparaître à moitié pied.
Vincent Hoarau


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Voix 1-0-0
16

promenade de nuit -
derrière le champ de colza
un tronc décharné

Rahmatou Sangotte

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1-0-0
Premier place : le poeme numero 16
Ion Codrescu

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Le mot de l'auteur :
J'ai "vu" ce haïku lors d'une promenade dans la campagne picarde, au début (ou au milieu??) de l'automne : un arbre sans feuillage et au tronc malingre se dressait derrière un champ de colza. Le contraste entre les pousses vigoureuses, bien alignées, et le tronc semblant être tordu de douleur était frappant. La nuit a peut-être aussi ajouté une touche de mystère à l'image...
Rahmatou Sangotte



Dernière édition par Admin le Ven 17 Juin 2011 - 16:17, édité 7 fois
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Re: Kukaï N°01 - Groupe 1

Message  Bikko - J-Claude Nonnet le Mar 11 Jan 2011 - 7:16

Merci Opaline, Rahma et Christine.
Pas grand choses à dire de plus car il n'y avait que ça !
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Bikko - J-Claude Nonnet


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